Christian Martineau est le coauteur du best-seller ‘Voir Mentir’ édité en 2010 avec près de 200 pages. Bien que le titre du livre semble indiquer qu’il ne s’agit que d’un livre sur la détection de mensonge, l’ouvrage traite bien de communication non verbale, mais avec pour objectif de donner davantage d’informations sur les signes d’authenticité et sur les signes du mensonge que les livres traditionnels sur le sujet. Quelque temps après, la version anglaise est sortie : To catch a lie. L’auteur travaille depuis quelque temps sur un troisième livre qui devrait être disponible d’ici un an.
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‘Voir mentir’ regroupent les signes qui sont les plus fréquents lorsque la personne exprime des mensonges…en fait, quand la personne ment, elle sait qu’elle fait quelque chose qui n’est pas socialement acceptable, et qu’il y ait des possibilités que la vérité soit découverte et qu’éventuellement, qu’il y ait des formes de conséquences. Bien évidemment, ce type d’expérience génère une forme de stress et le corps exposé à ce stress va incontestablement l’exprimer. Pour s’assurer de sa bonne compréhension, le livre un lexique, et à la fin, le livre offre des exercices pratiques pour synthétiser les transferts de connaissances.
Le livre français regroupe les différents chapitres suivants :
Le livre est toujours disponible en librairie. Sinon, il est disponible sur ce site :
Détecter le mensonge fait partie de la communication non verbale. La majorité des gens attribuent au menteur les comportements suivants :
Ces comportements ne sont pas toujours présents, ne serait-ce que parce que le menteur expérimenté les maîtrise. Pire encore, il se peut que quelqu’un manifeste l’un de ses comportements pour que nous pensions qu’il mente alors qu’il n’est peut-être que timide ou mal à l’aise. Comportement agité, attitude floue ou hésitation peuvent aussi traduire une simple émotion au lieu d’un mensonge.
L’arrivée de la vidéo nous donne une longueur d’avance sur les micromouvements. Ces signes, bien souvent inconscients et subreptices, sont présents dans le mensonge. Cette aptitude à déceler le mensonge demande donc un apprentissage particulier, surtout dans les métiers où la véracité des propos est prépondérante comme les métiers de contrôle : les douaniers, les inspecteurs, les policiers ou les métiers qui traitent de la justice, etc.
Mais voilà, maintenant que nous savons quels items observer, il ne faut pas voir le mensonge partout ! Le problème est de savoir avec exactitude si la personne ment. Pour valider notre observation, nous devons considérer au moins 4 items et plus.
Grâce à la vidéo, nous pouvons maintenant confirmer nos observations avec les résultats de l’événement.
L’analyse d’une bande vidéo peut nous donner jusqu’à 19 items en une seconde. C’est énorme ! Comment pouvons-nous observer autant d’items en si peu de temps ? La vidéo nous permet de visionner jusqu’à 29 images en une seconde (en Amérique du Nord). Il nous est donc plus facile d’en tirer une conclusion.
Ce livre est écrit dans l’intention d’aider les « chercheurs de mensonges ». Bien que certains items non verbaux demeurent sûrement inconnus, il ne servait à rien d’attendre d’être reconnu publiquement avant de publier ce précieux document. L’expérience et la pratique de ces sept dernières années en analyse non verbale nous ont amenés à prendre cette décision.
Le moment ne s’est pas encore présenté où les experts divers pourront se confronter sur le terrain. Ce jour viendra lorsque tous seront prêts. Les « chercheurs de mensonges », eux, n’attendront pas. Ils ont besoin d’outils concrets sur le terrain, immédiatement. La découverte d’un mensonge par le décryptage des gestes est toujours mieux qu’une simple intuition qui ne peut être validée visuellement ou concrètement. C’est ce que les « gens de terrain » nous ont dit.
Après des années de formation, nous étions sidérés de constater que les gens en enquête et sécurité ne recevaient qu’une infime partie de la description des gestes et du comportement non verbal suspect et qu’ils ne reçoivent toujours rien d’autre pour l’instant.
Le psychologue et expert en non-verbal, Paul Ekman, explique que la moitié du matériel de formation des policiers et des polygraphistes aux États-Unis est incorrect, faux ou incomplet.
Vous pensez sans doute 20 % à 50 % ? Eh bien détrompez-vous ! Albert Mehrabian en a fait la quantification en 1972.
Mehrabian montre que le contenu des mots ne représente que 7 % de la communication ! À côté des mots, 38 % de la communication est imputée à l’expression vocale (le ton, le timbre, l’intonation de la voix) et 55 % à la communication non verbale.
Il est le premier à traduire par des chiffres l’importance du langage non verbal par rapport à celle des mots. Ces chiffres sont encore et toujours une référence valable dans la communauté scientifique. En fait, l’intérêt n’est pas tant dans les pourcentages que dans la reconnaissance statistique de l’importance de la communication non verbale à l’intérieur de la communication.
Donc, 93 % de toute communication interpersonnelle est non verbale, c’est-à-dire d’origine corporelle, découle des gestes et de la voix. Il est question des fondements du langage corporel pour découvrir, décoder et comprendre la communication non verbale de votre interlocuteur.
Prenons l’exemple d’un professeur d’université qui parle pendant une heure trente de la théorie de Newton. Le contenu est très intéressant, mais cette personne n’a aucune variation de ton ; donc aucune intonation selon l’importance de ses propos et en plus, cette personne ne bouge pas du tout !
Quel serait donc votre niveau d’écoute ? Pas très élevé, n’est-ce pas ?
Un bon communicateur utilise ces trois niveaux de communication. Les mots, le ton/timbre de la voix et les gestes. Par cette communication, il stimulera triplement son interlocuteur :
Étrangement, Hitler était un excellent communicateur (à sa manière). Malheureusement, les trois niveaux de lecture dévoilaient de l’agressivité, mais ils étaient tous utilisés. Son discours était cru, son ton de voix très agressif et ses gestes, très rigides et saccadés.
À titre d’auteur, Christian Martineau a produit un document sur les gestes de préhension.